contactez-nous

Historique

Le groupe Méso a été créé en 2006 grâce à une subvention du Fonds de recherche sur la société et la culture (FQRSC). Sous la direction de Jean-Pierre Collin, le groupe réunissait alors quatre chercheurs de l’INRS-UCS : Jean-Pierre Collin, Gilles Sénécal, Julie-Anne Boudreau et Pierre J. Hamel, ainsi qu’une chercheure de l’Université de Montréal, Laurence Bherer. Depuis, Claire Poitras (INRS-UCS) et Sandra Breux (Université de Montréal ont joint l’équipe. En outre, plusieurs étudiants-chercheurs participent aux travaux des membres.

La programmation de recherche du groupe Métropolisation et Société (MéSo) a initialement (2006-2011) porté sur la construction politique métropolitaine. La métropolisation a été abordée à travers les processus politiques de légitimation et d’innovations institutionnelles, notamment ceux entourant la gouvernance métropolitaine et les mobilisations sociopolitiques, qui ont occupé les débats publics depuis les années quatre-vingt. Ce travail d’intégration s’est réalisé en suivant deux axes de recherche –(i) les adaptations et innovations du mode de gouvernance, (ii) le rééchelonnement des compétences (rescaling), les mobilisations politiques autour des questions de qualité de vie et de participation– dans une optique de démocratisation et d’affirmation identitaire. Au fil des activités et des dossiers de recherche, nous avons élargi la question de la légitimation politique de la métropole en abordant une problématique globale sur les processus de construction et de représentation des territoires métropolitains vus comme des espaces de délibération, de pratiques et d’interactions. La mobilité, sous toutes ses formes (transport, aménagement et renouvellement des infrastructures, navettage des personnes, etc.) a retenu notre attention comme un révélateur des transformations politiques et sociales à différentes échelles, la question de la mobilité irradie plusieurs aspects du phénomène de métropolisation et se traduit par un renouvellement de la programmation (2011-2015), en quatre axes : (i) l’analyse de la gouvernance de la mobilité dans le contexte de la construction d’un système d’acteurs multiscalaire et de la constitution de scènes de substitution en l’absence d’autorité métropolitaine effective; (ii) la lecture et le dévoilement des fondements de l’espace public de délibération qui se forme au fil des mobilisations, des conflits et des débats; (iii) la reconstitution dynamique des formes et des structures spatiales métropolitaines sur lesquels se déploient des pratiques spatiales individuelles et qui composent la cartographie de la vie quotidienne; (iv) la recension des discours et des représentations collectives porteurs d’imaginaire spatial et d’identités. Deux axes transversaux s’ajoutent à la problématisation de la mobilité, soit la comparabilité de la situation du cas montréalais à d’autres métropoles, d’une part, et la compréhension de la légitimation politique de la métropole, d’autre part.