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Projets de recherche réalisés

1. Les axes de développement urbains

Ce projet, piloté par Gilles Sénécal, porte sur le développement des axes de développement urbain dans la région métropolitaine de Montréal. L'hypothèse de travail soutient que la région métropolitaine s'organise en plusieurs axes de mobilité, correspondant à l'espace de vie des résidents de la région. Afin de vérifier l'hypothèse des axes de développement urbain, un pan de cette recherche s'est intéressé aux pôles commerciaux de l'axe Centre-Nord. La démarche consistait à identifier ces pôles par le biais de l'étude d'un sondage sur la mobilité quotidienne des résidents de l'axe Centre- Nord, de l'analyse de L'enquête Origine-Destination de 2003 et de l'observation directe du territoire.

2. Répertoire des acteurs de l'axe centre-nord

Ce répertoire a été constitué dans le but de comprendre comment se forme l'espace politique, à travers les acteurs qui le compose. L'objectif était d'identifier les conflits de mobilité possible, les représentations territoriales ainsi que de spatialiser la localisation des acteurs sur le territoire. Pour ce faire, des entretiens ont été réalisés avec les acteurs de l'axe, regroupé en cinq catégories: journalistes locaux; planificateurs locaux; associations locales ; table de concertation; groupes locaux préoccupés par la qualité des milieux de vie.

3. Le Montréal Sound, de la création territoriale à l'expérience artistique : coproduction de connaissances pour penser les relations entre la «scène musicale» et le territoire urbain

Ce projet vise à co-produire de concert avec des acteurs de la scène musicale montréalaise des connaissances inédites sur les expériences urbaines des musiciens, des producteurs, des réseaux de production et des fans. Notre hypothèse est qu'en adoptant une posture ethnographique, il devient possible de percevoir les relations réciproques entre les pratiques musicales et les pratiques de la ville. La méthode privilégiée est celle des parcours commentés qui possède l'avantage d'utiliser les lieux pour réactiver la mémoire et pour faciliter l'expression de l'individu dans le contexte même de ses pratiques. Plus généralement, le caractère hybride et original de la recherche projetée tient au pont qu'il permet de réaliser entre les sciences sociales et la création artistique à travers l'utilisation - par les acteurs de la scène musicale - d'un matériau issu d'une enquête de terrain. (Sandra Breux, Jean-Pierre Collin et Catherine Gingras)

4. Montréal en scène. Ville-région d'Amérique, Montréal créative et conviviale & Montréal Sound

Ce projet vise à développer un nouveau champ de recherche qui s'articule autour de la notion de «scène» –déclinée ici en scène montréalaise endogène (la ville-région, espace de délibération), en scène urbaine perçue de l'extérieur et projetée de l'intérieur (l'image de marque de la ville et l'espace de définition de la ville idéelle), de scène musicale innovante (le Montréal Sound et les espaces de pratiques spatiales qui lui sont associées). L'hypothèse centrale est que cette notion de scène permet de revisiter la théorie urbaine. La scène est ici provisoirement définie comme l'ensemble des processus spatiaux, des acteurs et des politiques publiques qui donnent sens à l'expérience urbaine. Un objectif majeur du projet est de proposer une définition à la fois plus complète et plus opérationnelle du concept. Ce qui exige de l'aborder sous plusieurs points de vue complémentaire explorant autant de dimensions du concept de «scène» et faisant appel à une variété de méthodologies. Le premier volet de la recherche s'attache donc à mettre au jour la narration du «Montréal, ville-région d'Amérique» formulée à trois moments charnière de la planification stratégique de Montréal : l'Exposition universelle de 1967 (EXPO 67 et Horizon 2000); la commémoration du 350e anniversaire en 1990-1992. Le deuxième volet porte sur les palmarès de villes axés sur les indicateurs de qualité de vie et les facteurs intangibles pour lesquels Montréal fait partie du classement, depuis celui du Population Crisis Committee en 1990. Avec ce deuxième axe de recherche, ce sont les représentations à la fois exogène et endogène de «Montréal, créative et conviviale» qui sont mises sous observation et analyse. La troisième recherche permet d'aborder la scène du point de vue d'un groupe social spécifique avec l'étude des pratiques spatiales des acteurs de la nouvelle scène musicale indépendante. Une première enquête met au jour les caractéristiques singulières de Montréal favorisant l'émergence d'une scène musicale propre. La seconde détermine dans quelle mesure la scène participe à la construction de la ville et visera à comprendre par quels arcanes elle favorise la construction de communautés affinitaires qui mettent en place un jeu d'échelles et de territoires. Porte-étendard d'une identité à la fois spécifique mais aussi souvent tronquée, l'analyse de la scène aux visages multiples qui résultera de ces trois chantiers de recherche permet de projeter Montréal mais de voir aussi comment elle se projette. (Jean-Pierre Collin, Catherine Gingras, Ève Arcand, Sara-Maude Boyer-Gendron, Maude Cournoyer-Gendron et Maëlle Plouganou)

5. De la Commission d'études des problèmes métropolitains (1952-1955) au Plan métropolitain d'aménagement et de développement (2011-2012) : la région montréalaise en attente de gouvernance métropolitaine

Depuis le milieu des années 1950, la question de la gouvernance métropolitaine a été mise à l'ordre du jour de l'actualité politique montréalaise. Pourtant cette gouvernance est toujours en panne et les résultats demeurent modestes. Dans ce projet, nous nous proposons de faire un bilan de ces cinquante années de débats, de réformes institutionnelles et d'échecs en matière de planification. Dans un premier temps, nous ferons, à chaud, une analyse de l'épisode le plus récent –soit la proposition, la consultation publique, l'adoption et la mise en œuvre du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD) de la Communauté métropolitaine de Montréal. Ensuite, nous tenterons de comprendre en quoi cet événement est en rupture ou dans la continuité et s'explique par les cinquante dernières années de débat métropolitain. Cette analyse s'appuie sur deux hypothèses : (i) que la «municipalisation» du débat métropolitain au cours de toutes ces années s'est avérée une cause principale de la mise en panne de la gouvernance métropolitaine; (ii) qu'au fil du temps, Montréal s'est progressivement dirigée vers une situation de ville-région sans centre et une appropriation banlieusarde (périphérique) du débat et des politiques métropolitaines.(Jean-Pierre Collin, Marie-Ève Lafortune, Ève Arcand et Sara-Maude Boyer-Gendron)